29 mars 2009
gris-gris
C'est l'histoire d'une fille qui a créé un blog pour le plaisir, pour se faire plaisir, pour échanger, pour partager. Une fille qui depuis près de deux ans a son blog dans la tête. Elle ne fait rien exprès pour lui, mais rien non plus sans y penser.

Une fille qui grâce à son blog a trouvé des copines, des vraies en chair et en os, des copines précieuses, des copines chaleureuses et presque pas virtuelles. Mais aussi des trésors de créativité, de vraies sources d'inspiration. Et puis des filles qu'elle admire de loin, qu'elle regarde vivre, créer, se confier, se livrer, parfois sans même leur dire toute l'admiration qu'elle leur porte.

C'est l'histoire d'une fille frustrée de vouloir participer à autant de choses, de challenges, de jeux et de défis sans trouver le temps (ni même l'inspiration) pour tout ça. Une fille qui du coup se sent dépassée, débordée, écartée, isolée. Une fille qui parfois n'a plus l'impression d'avoir sa place dans ce monde virtuel. Qui n'arrive plus à suivre ce rythme qu'elle s'est fixé, pour elle, pour les autres, pour ceux qu'elle connait et pour toutes celles qu'elle ne connait pas. Qui souvent, a l'impression d'avoir fait le tour de ce qu'elle pouvait apporter, donner et recevoir. Une fille qui se dit: "A quoi bon continuer?"

C'est l'histoire d'une fille qui, sans s'y attendre, sans rien voir venir, a mis beaucoup d'elle dans son blog. Et que tous ces petits détails touchent plus qu'elle ne le pensait, plus qu'elle ne le voudrait. Une fille qui parfois trouve ridicules tous ces moments de doute, tous ces petits grains de sable qui viennent gripper la machine. Parce que quand elle crée quelque chose, ce quelque chose exact qu'elle avait dans sa tête, elle sait pourquoi elle fait tout ça: pour elle.

Modèle A du dernier japan-must-have-book, en jersey gris chiné subliiiiime offert par ma Pruline (merci copine!), biais vert anis et coutures constrastées. Il me fallait ce sweat depuis que je l'avais vu chez elle, et puis chez elle aussi. Commencé hier soir, fini cette après-midi, et voila ma touche 'flashdance' à moi! ;-)
19 mars 2009
dedans / dehors
Dedans, on ouvre la fenêtre, on profite de la journée au calme, on a soudain envie de petits gâteaux de saison, sucrés juste ce qu'il faut, et de goût de fruit rouge,

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Dehors, les révoltes pointent leur nez, les bannières bourgeonnent et les tracs fleurissent,

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Pas de doute, c'est le printemps à Paris!
(clin d'oeil pour ma Froufrou, ma petite participation à moi pour le challenge du printemps... ;-) )
18 mars 2009
teinturlure + EDIT
Edit pour les teinturières en herbes: Pour celles qui veulent faire pareil, j'avais déjà mis le mode d'emploi ici. Je me fournis en teinture au magasin Dylon, métro Etienne-Marcel à Paris, mais on peut le faire dans n'importe quelle quincaillerie, vous trouverez les adresses des distributeurs là. Comme ce n'est pas pour faire de la pub à qui que ce soit, je vous mets aussi en lien les produits Ideal, ça marche aussi, hein, mais je trouve que la gamme de teintes n'est pas aussi étendue... Belleblé ma chère écolo girl, tu sais, quand je lis ceci, par exemple, je me dis qu'il vaut aussi bien un vieux drap blanc et de la teinture chimique, qu'aller acheter des tissus déjà traités chimiquement... Au moins, je recycle des tissus dont je ne me serais pas servi (achetés en brocante pour trois fois rien, récupérés dans des armoires diverses), et je me fais mes teintes uniques, (quasi) introuvables dans le commerce, et impossibles à rendre en teinture naturelle... On se rassure comme on peut! ;-) Mais tu as raison, shame on me, la chimie c'est caca!
Si je fais un petit compte-rendu de ma liste de to do (parce que je sens que ça vous intéresse vachement), je peux déjà rayer beaucoup de choses (et ce n'est pas du tout parce que j'ai beaucoup de boulot et pas le temps de prendre plein de photos, de raconter des bêtises ou de faire des super mises en page... du tout!)
- macarons: check (et quel succès phénomémal, en plus, hin hin!)
- robe noire: encore à faire (mais le dessin, lui, il est fait!)
- tunique PCGP: en cours (mais ça vient, ça vient, encore ...oups, trois jours!!!)
- une R: check (et elle plait beaucoup à ma Lison...)
- rangement de laines: check (ça, je ne vais pas vous faire une page là-dessus quand même...)
- teinture: check!
Et où qu'elle est cette nouvelle fournée, qu'on pourrait appeler "à la recherche de la couleur parfaite", hmmmmm? Elle est làààààààaaaa:

Alors, c'est pas du violet-grisé chatoyant ça? Mais quelle merveiiiiille! Et tout ça avec beaucoup de rouge bourgogne, du gris à foison, et un peu de bleu porcelaine (pas trop, MarieTruc, remember that!). Le tout chez Dylon, fournisseur officiel des Poulettes teinturières.
Et je sais déjà ce que je vais faire avec! Hihi! suspence, suspence...
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Ps: Un grand merci... oh et puis tiens, un gros poutou aussi à tous vos gentils commentaires sur mes mitaines, elles n'en méritaient pas tant (et moi et ma pauvre maitrise des torsades non plus). Décidément, vous êtes des amours!
13 mars 2009
treize
Pour conjurer le sort du vendredi 13, je me suis mise aux torsades (voyez pas le rapport? lisez donc ceci).
Et... ça a marché! Après avoir perdu UNE de mes jolies mitaines (bouhouhou! une mitaine de perdue, c'est une mitaine à mettre à la poubeeeeeelle!...), il me fallait une autre paire!
Bon, des mitaines soit, mais lesquelles?
- En crochet, je maitrise, il m'en fallait donc en tricot, normal!
- Il fallait qu'elles soient à torsades, pour le trico'treize, bien sûr (le jacquard n'est pas pour tout de suite, je vous rassure...)
- J'avais acheté les yeux de la tête UNE pelote de baby-alpaga au Salon de l'Aiguille Magique (private joke pour Pauline), alors il ne les fallait pas trop grande ni trop chargées, pour être sure d'avoir assez de fil!
- La majorité des modèles de mitaines sont tricotées en rond sur aiguilles double-pointes. Alors bon, soit, mais débuter les torsades ET les doubles-pointes, ça fait beaucoup d'aiguilles, quand même!
Et j'ai trouvé the modèle sur... Ravelry bien sur! Les fameuses Fetching, mais vues, revues et légèrement corrigées, par une gentille tricoteuse qui redoute comme moi les double-pointes! Parfait, formidable, merci beaucoup Julie!!! Ma seule petit modif': rien compris aux pouces, pas eu envie d'y passer trop de temps, alors un crochet, du fil et zou, tout en brides! Pour les infos pratiques, cliquez sur les liens en blanc.

Mitaines Fetching, modèle original ici, traduction française ici, version sur aiguilles droites ici
Fil Baby Alpaga RYC, col. 208 (1 pelote)
Aiguilles et crochet n°4
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Et au fait, vous demandez-vous, cette laine siiiiiiii pas donnée, comment elle est?
Hmmmmm, merveilleuse, lumineuse, douce, chaude, un régal!
Finalement... j'aurais du en acheter plus...
12 mars 2009
parenthèse enchantée
En écho à mon envie de prendre mon temps...
Je vous offre, pour le plaisir des yeux, quelques images d'un endroit enchanteur. Début février, alors que le froid et la grisaille nous pousse à hiberner, nous sommes partis nous ressourcer un peu à... Tours. Une ville adorable, une chambre d'hôte magique, des salons de thé charmants, un week-end juste parfait.
Et parce que je sais que vous allez craquer comme moi sur la chambre d'hôte, en voici quelques extraits...


11 mars 2009
the queen
Oh la la, je viens d'apprendre qu'on m'avait décerné un prix: celui du plus beau macaron 2009. Oh, c'est... je suis confuse! Merci, merci, c'est trop! Vraiment, je... je remercie ma famille sans qui rien... et mes amies les blogueuses pour leur soutien sans faille, qui...
Comment? Ah, on me fait signe qu'il y a une erreur... C'est "le prix du plantage total 2009"??? Ah euh... Ben c'est bien aussi, hein! Merci euh... merci à Silo et Audrey, pour euh... leur confiance en moi (?) et je... je vous promets que je raterai mes macarons aussi bien, l'année prochaine, na! ;-)
...
Sans rire, ça vaut le coup de rater ses macarons si c'est pour vous faire rire comme ça, et EN PLUS, recevoir un cadeau de l'adorable Audrey! Moi je dis: des challenge comme ça, on en veut tous les jours!!! Merci les filles pour votre prix, il m'a mis la pêche pour la journée!
Et puis une bise à la vraie gagnante du plus beau macaron, elle le mérite (presque) autant que moi!
10 mars 2009
tout doucement...
Tout doucement...
C'est mon rythme de couture en ce moment. Manque d'inspiration (un peu), manque de temps (beaucoup), manque de place (à la folie), et c'est ma machine à coudre qui en pâtit.
Tout doucement, j'ai sorti mes tissus teints, cette fameuse fournée marron glacé qui vous avait tant plu. Hésité à découper cet édredon ancien magnifique. Allez, je le fais. Et puis non. Et puis si, mais lui réserver un modèle qui le mettra en valeur. Et le marier avec un petit morceau du tablier de cuisine de mon grand-père, trop tâché, lui, pour être encore porté. Mais ce mélange délicieux méritait bien que je prenne mon temps...
Tout doucement pour faire cette R, commencée de concert avec les copines. Un week-end pour y réfléchir, un week-end pour commencer à la coudre, un week-end pour recommencer, moyennement satisfaite de mes essais, un week-end pour la faire, les vacances pour l'abandonner, et enfin un week-end pour la terminer. Ouf! Il était temps... ça ne fait jamais qu'un mois et des poussières de retard...
Tout doucement... le printemps arrive, et l'illusion des beaux jours avec. Une envie de manches courtes, mais trop froid pour la porter. Tant pis, ce sera pour cocooner à l'intérieur, bien à l'abri derrière la vitre. Mais en ressortant les babouches de l'été quand même, qui vont si bien avec.

Tunique modèle R du fameux Otona (disponible ici, par exemple)
Détail de la Poulette: petits plis religieuse ajoutés sur le devant
Draps et tablier teints maison (la recette est ici)
...
Et puis merci, merci, merci pour vos mails, vos commentaires, si nombreux et si gentils. J'ai des scrupules énormes de ne pas vous répondre à chacun, comme vous le mériteriez. Par manque de temps, je suis aussi obligée de passer moins de temps que je le souhaiterais sur vos blogs, si chouettes. J'ai du retard dans mes mails, dans ... tout, d'ailleurs! Ce blog me fait tellement de bien que je n'ai surtout pas envie de l'arrêter. Mais surtout ne m'en veuillez pas si je vais... un peu plus doucement.
09 mars 2009
le jour du macaron
Oui, je sais, le jour du macaron, le vrai, c'est celui-ci (et c'est le 20 mars... d'ailleurs, qui veut venir déguster des macarons avec moi chez Pierre Hermé, hmmmm?) Mais celui dont je vais vous parler, le jour-off, si vous voulez, c'est celui qui s'est déroulé samedi, at home. Grâce à Silo et Audrey (merci les filles!), je me suis décidée à bouger un peu mon popotin et à ne pas rester sur l'échec de mes précédents macarons. Et, à la demande générale, je vous en offre le récit in-té-gral (comment ça, vous n'avez rien demandé?)
Samedi, donc, branle-bas de combat. Maryse, passoire-tamis (achetée pour l'occasion, trop galéré la dernière fois...), balance pas du tout fiable (ben oui, je n'allais pas investir dans tout l'attirail quand même), sucre, blancs d'œufs, amandes et citron: tout est prêt! Mes premiers macarons-citron seront mangeables, c'est moi qui vous le dit! Première étape: la pesée. Alors là, au risque de me répéter, j'ai une balance pas du tout électronique, donc à peu près aussi précise qu'une montre sans aiguilles. Et au bout d'un moment, j'ai beau ajouter des cuillères de sucre glace, rien ne change. Booooon, on va dire que c'est ok pour les doses.
Deuxième étape, on passe le sucre et les amandes au tamis. Et là, miracle! Ça ne me prend pas des heures comme la dernière fois, où j'ai sué sang et eau (ou presque), pour tamiser avec une toute petite passoire de rien du tout! Je me félicite donc de cet achat ingénieux et je passe à la suite.

Troisième étape: les œufs en neige. Là je vous rassure, ça fait des lustres que j'utilise un batteur électrique. J'avais beau ne pas être équipée question tamis, pas question de battre des blancs à la main! Étape pas difficile, mais néanmoins nécessaire. Et à la fin, pour colorer mes blancs trop blancs, un joli splash de colorant couleur citron. Étape suivante, on mélange les blancs avec le sucre et les amandes.

Confiante, après avoir vu cette vidéo, celle-ci et celle-là, je crois que je commence à comprendre le coup de main. Je macaronne, je macaronne, je macaronne (et tout à coup, je me prends pour Christophe Michalak dans son atelier...). Parvenue à un beau mélange lisse, brillant mais pas trop liquide (un petit peu terne quand même à mon goût, mais passons), je me saisis de ma poche à douille, préalablement fermée par une pince à linge pour lui éviter de filer entre mes doigts (astuce trouvée ici).

Et alors là, vous ne pouvez pas voir sur les images à quel point je suis concentrée pour disposer des petits tas sur la plaque, tirant la langue pour éviter la catastrophe. Un jour, je le jure, j'irai aussi vite que ça. Ouf, c'est fait, mes petits macarons sont fin prêt à crouter, LA fameuse étape délicate (mais qu'est ce qui n'est pas délicat dans la recette des macarons, finalement?) Je les abandonne donc une bonne demi-heure, puis touche délicatement du bout du doigt. Non, pas encore. Une autre demi-heure. Ah? Ça y est, ils commencent à être plus résistants. Encore un petit peu d'attente, et ils sont prêts à être enfournés.

A 160°? Mais oui, bien sûr! Mon four, sachez-le, n'a que trois options: éteint, allumé doucement, et allumé fort en faisant plus de bruit. Mmmmmoui, alors on va dire doucement. Et au bout de 12 minutes exactement, un coup d'oeil nerveux par la vitre. crotte de bique, point de collerette, point de levage non plus. On va les laisser encore deux minutes. Ben non, toujours pas. Au final, ce sont des petits palets délicats (trèèèèès friables), fort bons, mais pas des macarons.

Je renonce à la garniture citronnée, qui risque de prendre le dessus sur le goût si léger de ces mini gâteaux aux amandes. Mais contrairement à la dernière fois, ils ont vraiment un goût de macaron. Un peu frustrant d'ailleurs, parce qu'à peine croqués, ils s'émiettent en bouche en donnant envie de courir chez Ladurée... Je vous passe la description de la deuxième fournée, si bien formée et si bien croutée (ah? on va y arriver alors?), mais complètement grillée par mon four pourtant à la même température (grrrrr!)
Si je veux faire le bilan de mon atelier-pâtisserie, j'en arrive à plusieurs conclusions différentes:
a - ma balance est à jeter à la poubelle n'est pas assez précise
b - je macaronne n'importe comment
c - mon four est à balancer par la fenêtre manque aussi de précision
d - les trois
Comme il n'est pas question que j'aille payer des mille et des cent pour des cours de macarons chez Lenôtre, et que ce n'est pas demain la veille que je pourrai changer mon four (change déjà d'appartement, cocotte, le four de pâtissier n'est pas pour tout de suite...), ne me reste plus qu'une solution. C'est décidé, j'investis dans une balance électronique avant la prochaine fois! Ben oui, vous pensiez que je serais découragée? Que nenni, je me suis tellement amusée que je recommence très bientôt! En attendant, je file voir les vôtres...
(Petite jeu: dans ce récit décousu se cachent des grands noms du macarons, saurez-vous les retrouver?)
Reportage photo: Beautiful Poussin Merci mon chéri!
07 mars 2009
week-end

En préparation - des macarons citrons pour Silo et Audrey - une petite robe noire pour fêter le printemps - une tunique pour le PCGP3 qui approche à grand pas - une R à terminer pour faire comme les copines japan addicts- un peu de rangement à faire dans mes laines - un nouveau mélange de couleurs à essayer
Bien occupée, c'est le moins qu'on puisse dire...
Bon week-end les copines!
...
Un grand merci à la charmante Del4yo pour ses freebies si rigolos à utiliser!
(n'oubliez pas de cliquez sur les liens)
03 mars 2009
je suis une faible fille...


Rhaaaa, ce truc aura ma perte!
Je crois que je vais créer un groupe "des gens qui perdent leur temps sur FB, alors qu'ils ont plein de choses à faire"...




