et puis se relever
Je sais que beaucoup attendaient depuis longtemps un petit sursaut de vie sur ce blog, j'en suis désolée, mais ces trois derniers mois sont passés à la vitesse de l'éclair. Difficile de bloguer, alors? Impossible, plutôt. Parce que dans la vie, la vraie, il y a des épreuves qu'on affronte, des situations de crise, des situations qui frappent au cœur. Ces situations qui font se demander pourquoi on va travailler chaque jour. Pourquoi on laisse son bébé dans le petit matin parisien pour prendre le métro, arriver dans sa classe, et ... affronter le pire. La violence, les conflits, les insultes, les coups. Ce qu'il peut y avoir de pire dans la nature humaine réuni dans une seule classe, pire: dans un seul élève.
Alors, je prends exemple sur Monsieur M., c'est ma nouvelle philosophie. J'affronte les difficultés, je ne les contourne pas. Je tombe, je bascule, je manque de prendre confiance. Et puis je me redresse, la tête haute. Fière de moi, de mon métier et de ce que je suis capable d'en faire. Parce que ce qui ne te tue pas te rend plus fort, parce que je ne laisserai pas quiconque m'abimer, me déstabiliser, me culpabiliser. Parce que je sais, au fond, que je suis solide, que je peux encaisser. Et me relever, toujours.


Et puis quand j'en aurai assez de prendre des coups, je changerai de chemin, tout simplement, comme lui. Parce que la vie est trop courte, et qu'il y a tellement de belles choses à explorer.
***
3 mois sans vous parler, c'est sacrément long. Merci pour les petits mots doux, et même les avis de recherche, vous êtes adorables. Je n'ai pas la possibilité de rattraper le temps perdu, mais le cœur y est. Et comme dirais ma copine Clem': Pétard! vous m'avez manqué! :-)
Commentaires sur et puis se relever
- coucou
excuse moi, je n'ai pas eu le temps de te répondre l'autre jour, par manque de temps, et mais je le regrette! ce que je lis entre tes lignes m'horrifie! je suis outrée par cette violence si présente, si "banale", et si choquante!
je suis de tout cœur avec toi, et te soutiens à fond! les mots ne viennent pas, la colère les bloque... toi si douce, si gaie, ... ne t'oublie pas!
je vous embrasse tous les trois. - oh là là, je n'imagine que trop bien ce que tu vis, j'ai eu aussi des expériences terribles en tant que prof et je ne suis pas sûre d'avoir été capable d'en sortir la tête haute comme tu sembles le faire...il est vrai aussi qu'avoir un enfant permet de remettre chaque chose à sa place, même si du coup on manque parfois d'énergie pour affronter les enfants des autres !
j'admire ton attitude et je te souhaite énormément de courage, d'énergie, de soutien familial et au boulot, de temps pour faire d'autres choses gratifiantes... - Aaaah ma poulette. Marcus est l'exemple même de pourquoi on se lève le matin. Il permet ausi de relativiser, ce n'est que le boulot. Facile à dire. Vivement les vacances qu'on puisse se voir, se poser et papoter un peu plus longuement. Plein de bisous à vous 3 et pense à la semaine prochaine.
Contente de te revoir par ici. - Il suffit parfois d'un seul pour se sentir bien déstabilisée au point de se remettre complètement en question, j'ai connu ça et c'est minant car être flic n'est pas notre but premier dans notre métier ... mais je suis sure que tu vas finir par gagner sa confiance et qu'il comprendra qu'on peut communiquer autrement que par des coups, cet enfant doit être bien mal pour faire autant de mal !
Bon courage Anne, je pense aussi que le fait de laisser monsieur M n'a pas aidé, on culpabilise toutes de reprendre le travail ! - C'est vrai que le petit billet hebdomadaire du lundi me manquait mais je me disais ( à juste titre à ce que je lis) que tu devais être occupée ailleurs...Combiner travail-enfant, ce n'est jamais facile, mais on fait comme on peut(plus que comme on veut, c'est sur...)... du mieux qu'on peut...Courage...
Biz
Lili - Ohlalallalalalalla!!! Quel désespoir dans ce message!!!
Mais quel boulot!!! Parfois si beau, parfois si triste, parfois si dur!!! Peu de gens le comprennent malheureusement...
Ca reste un boulot, ce n'est pas toute notre vie, c'est dur à dire et dur à faire mais le détachement est de rigueur... Plein de courage pour (re)trouver ta voie!!! Douces pensées d'une collègue qui te soutient! - Ohlalallalalalalla!!! Quel désespoir dans ce message!!!
Mais quel boulot!!! Parfois si beau, parfois si triste, parfois si dur!!! Peu de gens le comprennent malheureusement...
Ca reste un boulot, ce n'est pas toute notre vie, c'est dur à dire et dur à faire mais le détachement est de rigueur... Plein de courage pour (re)trouver ta voie!!! Douces pensées d'une collègue qui te soutient! - Ohlalallalalalalla!!! Quel désespoir dans ce message!!!
Mais quel boulot!!! Parfois si beau, parfois si triste, parfois si dur!!! Peu de gens le comprennent malheureusement...
Ca reste un boulot, ce n'est pas toute notre vie, c'est dur à dire et dur à faire mais le détachement est de rigueur... Plein de courage pour (re)trouver ta voie!!! Douces pensées d'une collègue qui te soutient! - Pour avoir connu une expèrience analogue, une de ces expèriences qui nous pertubent profondément, nous questionnent et nous obligent ainsi à chercher autour de nous des raisons de tenir et d'espérer, je voudrais vous témoigner toute ma sympathie, vous dire aussi qu'on s'en relève ni tout à fait la même ni tout à fait une autre ...
- Je suis une maman qui ne travaille pas mais qui s'investit dans la vie de l'école et du collège de mes enfants et je tire mon chapeau à tous les enseignants surtout face à certains élèves. Le bon est parfois bien difficile à dénicher chez certains, mais il y est forcément.
Courage, courage, courage!!! - J'étais ravie de voir enfin un message mais à sa lecture, mon ravissement s'est éteint. je suis désolée de lire ça, j'imagine à quel point cela doit être difficile d'être prof dans des conditions telles que celle ci. j'ai enseigné mais en professionnel et en province donc pas comparable. Bon courage et commme le dit papelhilo, il faut relativiser, ce n'est qu'un boulot, le plus important est ailleurs mais facile à dire, les faits sont là et il faut les surmonter !! Bon courage. Sincèrement
- Je te l'ai déjà dit mais courage ma poulette!
Je ne sais que trop bien ce que ce genre de situation peut avoir comme effet sur le moral, ça travaille, ça travaille, mais tu as raison de prendre exemple sur le Piou alias Monsieur M: il est déjà très avance pour son âge
Heureuse de te relire et à très vite pour un TTC avec les filles!
Des bisous à tous les trois! - Bonjour !
Je découvre par hasard ce blog, et je suis horrifiée que la violence, inadmissible quelles que soient les circonstances, puisse ainsi t'être imposée. Tu as raison de résister, je t'envoie une belle brassée de zenitude, tu ne manques pas de force et de courage, pour ainsi faire face à ce qui est au-delà du manque de respect, une violence et une lâcheté. Bises. - Je suis si contente de te lire et si triste de voir que cette vie est parfois si dure à vivre !! Je venais tous les lundis et me doutait bien que quelque chose n'allait pas !! J'avais oublié que le temps va si vite, que tu serais de nouveau confrontée à la réalité de ce métier parfois si compliqué ! Je l'ai exercé 15 ans seulement et je l'ai quitté car il ne me rendait plus disponible pour ceux avec qui je vivais. La violence ne s'est jamais adressée à moi, elle était autour de moi jamais elle ne m'a jamais atteinte. J'aurais été très déstabilisée ! Je te souhaite beaucoup de courage. mais tu sembles ne pas en manquer ! C'est très joli ce que tu écris sur la fierté à faire ce que tu fais et à ne pas te sentir responsable ds limites des autres! Combien tu as raison ! Je suis de tout cœur avec toi !! Reste la tête haute, c'est toi qui as raison ! Plein d'énergie positive...Et félicitations à ton déjà si grand Marcus...se relever ne se fait pas si facilement mais se fait !!!!
- Malheureusement, nous connaissons tous et toutes ce genre d'expérience dans ce métier à la fois si beau et si exigeant...Une seule chose à faire, se dire que l'on est humaine, qu'on a tous nos limites et que l'on ne peut sauver tout le monde...c'est peut-être triste mais réaliste je crois. Et surtout ne pas oublier qu'il y a une vie une fois la porte de la classe refermée!
- Chère Poulette ! Que ton hsitoire me touche... Je vis un début d'année affreux en classe, aussi... Chère Poulettes,
je me doutais bien que tu devais en baver quelque part... je suis contente que ce ne soit pas ton Piou qui te cause des soucis...,
Je commence l'année dans un schéma qui ressemble au tien, es nuits d'insomnie, puis la fatigue qui abat, des élèves dans une détresse sans pareille, des conflits... Et puis mes enfants, la maison, la vie...
Mon échapatoire : faire de mes mains, blogguer un tout petit peu, me défouler une heure par semaine sur mes rollers ou mon vélo... LACHER PRISE...
Alors, courage, sois forte, et essaie aussi de lâcher prise, de ne pas vouloir tout faire parfaitement, c'est notre défaut, à nous les femmes, tout vouloir assumer de A à Z...
Grosses bises
Cécilou - Heureuse de te retrouver sur la blogo, je comprends ton désarrois face à ton élève, je suis moi-même enseignante...
Les aides attendues de la part de notre hiérarchie ne sont pas toujours efficaces et on se sent bien seule à gérer ces problèmes!
Bon courage pour la suite et merci pour ton retour parmi nous.
Bises
Rosy - Oh oui, ça faisait tellement longtemps... J'allais sur le blog de ton amie Élise voir s'il y avait trace de toi. On ne se connaît pas et pourtant, j'avais peur qu'il te soit arrivé quelque chose, à ton chéri, à ton petit M.
Effectivement, il t'est arrivé quelque chose et je sais de quoi tu parles tu peux me croire. J'ai vécu des moments difficiles dans ce métier, au point de me demander si j'étais faite pour ça, la hiérarchie n'aidant pas, il faut se relever comme tu le dis si bien. J'ai tenu et j'en suis fière parce que ce métier on l'aime!
Courage Poulette! On est de tout cœur avec toi et ton petit M. est à croquer! - Oh oui, 3 mois c'est long mais de temps en temps, la vraie vie doit reprendre le dessus pour le pire comme pour le meilleur! Je suis triste d'apprendre que ton retour au boulot a été si difficile! La vie d'enseignante peut parfois apporter des joies mais aussi de grosses désillusions (j'en sais quelque chose) mais je suis également heureuse de savoir que tu as réussi à faire face, à affronter le problème (ce que je n'ai pas réussi à faire!).
Courage pour la suite et félicitations pour ce grand garçon qu'est ton petit d'homme! Bientôt, tu lui courras derrière pendant qu'il trotinnera à toute allure sur ses 2 gambettes! - courage !Heureuse de retrouver ton blog que j'avais découvert avant l'été et de voir que ton petit bout de chou à bien grandi. Je sais ce que tu vis pour l'avoir vécu moi même 10ans en ZEP ; oui on s'en sort, plus fort, plus "formé" mais c'est un vrai combat que l'on mène alors à chaque heure de cours ! Aujourd'hui j'ai la chance d'être enfin dans un établissement où les situations de violence sont très rares. C'est bien que tu parviennes peu à peu à prendre du recul, c'est ce qui m'a aidé à tenir le coup avec de nombreuses activités manuelles aussi !
Bon courage, les vacances approchent, tu vas pouvoir décompresser un peu ! Au plaisir de continuer à te lire ! - Ne prends pas trop de coups tout de même la vie est si courte et tellement fragile parfois. Belle philosophie. Et surtout fais comme ton petit bout, n'hésite pas le jour où y'en a marre de prendre un autre chemin pour de nouvelles aventures. Je te dirai où l'on arrive lorsque j'y serai moi-même parvenue, en tous les cas le chemin en vaut pour le moment le détour même s'il est assez sinueux. merci pour ce beau message et ces belles photos. Bon week end
babou - ahhhh! ça me rassure d'avoir de tes nouvelles.... pas forcément les meilleures.... mais tu sembles vouloir maintenir ta tête hors de l'eau et c'est que tu repars du bon pied! Ah ces sales gosses.... j'en ai aussi à l'hôpital, des mal élevés, des violents, des à qui les parents cèdent tout" parce qu'il est malade vous comprenez?" et en plus, ils sont en colère contre leur maladie......
plein de bisous de réconfort! - bienvenueBienvenue chez vous !
Je vous lis régulièrement, je viens chez vous comme en visite chez une amie. J'aime particulièrement votre écriture, cela me fait du bien tout simplement. Alors je voulais juste vous dire Bienvenue chez vous, car malgré les problèmes "la vie réelle", vous êtes revenue sur votre blog. J'avais juste envie de vous dire merci. - MerciMerci de revenir, malgré tout ça; merci de raconter ce qui se passe; merci parce que ces quelques lignes me font me sentir moins seule face à cette violence que j'ai face à moi depuis quelques années maintenant et que je commence à ne plus savoir gérer.
Merci et courage. A bientôt pour de nouveaux lundis créatifs.


















